Moi

Extraterrestre….

Je me sens comme une extraterrestre, et c’est le sentiment que j’ai eu la majeure partie de ma vie. Je me sens différente. Je suis différente. J’ai l’impression de venir d’une autre planète.

L’être humain est complexe, et je dois dire que depuis que je me connais mieux moi-même, j’en apprends tous les jours sur les autres aussi. Les règles non-écrites, par exemple, ne sont pas évidentes pour moi, surtout parce que je suis une personne très franche et directe, et je ne vois pas l’utilité de tourner autour du pot pendant des heures. Accouche, mec!

Je me suis toujours bougée entre des cultures différentes et des sensibilités différentes, ce qui fait que je m’adapte constamment à mon environnement, et parfois, cela peut devenir épuisant. 

Etoiles

Avec un parcours chaotique….

Ce n’est pas uniquement par choix que mon parcours professionnel peut paraître chaotique. Vivant en Suisse et ayant un diplôme universitaire étranger, je n’ai pas eu l’occasion d’accéder à certains jobs. J’ai donc dû accepter les boulots qui m’étaient accessibles, entre des périodes de chômage, ce qui n’a pas toujours été très stimulant ni gratifiant.

Sur le marché du travil, je suis qualifiée ‘d’instable’ parce que j’ai exercé plusieurs métiers différents: opératrice de saisie, secrétaire, formatrice, pédagogue, monitrice en dentelle, brodeuse d’art, coach. Selon certain.e.s, ces domaines n’ont rien en commun. Pour moi, il existe des liens relativement évidents (bon, sauf pour ‘opératrice de saisie). Le lien, c’est l’humain,  l’apprentissage et la transmission. Mais c’est vrai, je n’ai pas eu l’occasion de suivre une trajectoire linéaire, considéré ‘normal’ dans le monde du travail aujourd’hui. La valorisation d’une carrière linéaire (et par conséquent la dévalorisation d’un parcours dit ‘chaotique’) est assez généralisée dans la société suisse, et c’est donc cela qui m’a poussée à créer mes activités indépendantes.

Et ce n’est pas fini – je continue à me diversifier et à bouger dans des domaines variés. Pour moi, ce n’est pas le but qui est l’essentiel mais le chemin que je parcours et les apprentissages à réaliser tout au long de ce parcours qu’est la vie. 

Toujours “trop”….

Pour les autres, je suis constamment ‘trop’ – trop rapide, trop embrouillée, trop sensible, trop perfectionniste, trop rigide, trop exigeante et j’en passe. Je suis peut-être ‘trop’ pour vous, mais pour moi je suis tout simplement ‘très’. Très sensible, très rapide, très perfectionniste et exigeante, très montagne-russe dans mon humeur, très joyeuse et dynamique si on accueille mes émotions et mon énergie sans jalousie. Je veux être juste moi. Très.

A haut potentiel….

J’ai découvert mon haut potentiel à l’âge de 35 ans, tout à fait par hasard. Par hasard aussi, je suis tombée sur d’autres personnes à haut potentiel qui se tiraient dans les pattes, qui se dénigraient et jouaient à un petit jeu de pouvoir par chantage émotionnel. Je me suis dite : “Si c’est ça d’être surdouée, je ne veux pas l’être!”. Et j’ai tout mis de côté et j’ai essayé de tout oublier. Grande erreur! 15 ans plus tard, dans un moment de grande crise, tout m’a explosé à la figure. Ma différence, ma rapidité, mes erreurs de communication, mon hypersensibilité, mes difficultés à comprendre les autres, mes valeurs en béton, mon perfectionnisme…. cela m’est tombé dessus d’une force inouïe et ne m’a pas épargnée.

Pendant des années, j’ai donc galéré dans un brouillard épais, ne comprenant pas grand chose sur moi-même ni sur les personnes de mon entourage, puis soudain, le brouillard s’est dissipé grâce à ce que j’appelle ‘mon identité de hp’. C’est la meilleure chose qui me soit arrivée dans la vie, à part la fabuleuse rencontre avec mon mari! La prise de conscience de mon haut potentiel et de mon hypersensibilité a été un réel tournant dans ma vie. 

Multipotentielle….

Apprendre est vital pour moi. Apprendre encore plus, toujours plus. Ma curiosité est débordante. Si je m’arrête d’apprendre, je meurs. Ou au moins, je me ratatine, je me recroqueville sur moi-même, je me flétris, je commence à m’ennuyer et je me sens vide puisque la vie sans apprentissage n’a plus aucun sens pour moi. Je plonge dans la dépression et les pensées noires. La soif d’apprendre est donc toujours là, et tout (ou presque) m’intéresse. Bon, là, je vous raconte des balivernes : le marketing, les finances, le courtage en immobilier et le marathon ne m’intéressent pas du tout!

J’ai beaucoup de loisirs, et il m’est arrivé de faire d’un loisir une activité professionnelle. Mes loisirs changent avec le temps – j’ai joué l’accordéon pendant 4 ans et maintenant j’ai envie de faire autre chose.

Je me cherche constamment, et le fait de choisir UNE chose, UN loisir ou UN métier m’est totalement impossible. J’ai besoin d’évoluer, de changer, de créer des liens entre ce que j’apprends et les applications pratiques des apprentissages. J’ai besoin de créativité.

 

Hypersensible….

J’adore voir pousser les plantes, ressentir leur force vitale, et je parle à mes fleurs d’intérieur en les arrosant. Je vais admirer les énormes arbres au Parque de Montbenon, et j’ai un chêne préféré en face de l’école des métiers de Lausanne.

Lorsque je vous souris et que vous ne me répondez pas par un sourire, je suis un peu triste. Je pleure lorsque j’écoute le Lacrimosa du Requiem de Mozart. Ca déchire mon intérieur.

Un tout petit commentaire mal placé peut me faire  souffrir pendant des heures. Une injustice (ou ce que je considère comme telle) me pourrit la vie pendant des semaines, et ça peut faire très mal.

Parfois, je ressens la colère des autres comme une gifle ou un coup de poing dans le ventre. Lorsque j’étais enfant, on me disait que j’étais ‘trop’ sensible et que je m’imaginais des choses. Ce n’est pas vrai.  Aujourd’hui, je valorise mon hypersensibilité, qui m’ouvre les portes d’un monde phénoménal et très beau. Par contre, je ne la dévoile pas souvent et la garde plutôt pour moi et pour les personnes qui l’apprécient.

Décalée….

Le décalage, ça me connaît. Dans mes émotions, dans mes actes et mes paroles, je me sens constamment en décalage. Soit je vais ‘trop’ vite, soit je mets ‘trop’ d’attention sur les détails, soit je vois des liens là où les autres ne voient que des particules isolées. Soit j’ai déjà trois pas d’avance dans la discussion, soit je m’ennuie et pars dans mes propres pensées et rate ce que disent les autres.

Même mon humour est décalé, au 15e degré, et la plupart du temps, les autres ne comprennent pas mes blagues ou ne rient pas aux mêmes endroits que moi au cinéma. En tout cas, j’ai l’impression de ne pas être dans le ‘mainstream’, ça c’est sûr! J’ai appris à reconnaître les signes du décalage et d’y faire attention, et malgré tout, à chaque fois, je trouve la situation de décalage assez surprenante. Savoir l’identifier est pourtant un grand pas en avant. Ceci dit, j’apprécie les contacts avec d’autres personnes décalées puisque c’est vraiment là que je me sens comme le poisson dans l’eau!

Naïve, intensive et dérangeante….

J’ai le don de mettre le doigt sur ce qui dérange, capacité cependant peu appréciée par la plupart des gens dans la vie courante. Dans ma grande naïveté, j’attire l’attention sur ce qui m’interpelle et en tant que réponse, on me tape sur les doigts ou on se fâche. Donc je remue là où c’est dangereux, là où d’autres ne veulent pas aller. Pourtant pour moi, c’est tellement évident! Oui, je mets le doigt juste là où ça fait mal (aïe!), et pour pouvoir être intégrée dans un groupe ou tout simplement appréciée, cela n’est pas indiqué. J’ai donc arrêté de le faire, sauf lorsque je coache mes client.e.s. Là, cette capacité m’est très utile! 

J’ai beaucoup de facilité à capter les états émotionnels des autres. Je suis une réelle éponge émotionnelle, ce qui était pénible avant que je n’apprenne à bien faire la distinction entre mes émotions et celles des autres qui ne m’appartiennent pas. En effet, pendant une conversation, certaines choses me sautent aux yeux, par exemple un petit changement dans l’attitude corporelle (lié à une peur, par exemple), une variation dans les muscles autour des yeux ou une douleur intérieure, autant physique que psychique. Je le vois, je le sens. C’est évident pour moi.

Etant hypersensible et très créative, je suis intense et je bouillonne constamment. Cela fait souvent peur aux autres. C’est pourquoi je ne me dévoile pas facilement. J’ai besoin d’établir une relation de confiance avec l’autre pour me permettre de faire exploser mon intensité dans toute sa beauté sans effrayer l’autre. Donc je peux paraître timide, retirée ou introvertie, mais c’est parce que vous ne me connaissez pas suffisamment pour me voir telle que je suis!

Arborescence

J’ai aussi connu les choses suivantes (et je m’en sors!) :

burn-out

dépression

dépression existentielle

mobbing professionnel

harcèlement et chantage émotionnel de proches

dévalorisation et auto-critique

syndrome de l’imposteur

Et si vous voulez connaître mon parcours professionnel en détail et selon les normes, vous pouvez consulter ma page LinkedIn en cliquant ici.

Ou alors je vous dévoilerai tout très prochainement avec mes propres mots dans une vidéo (j’appelle ça du strip-tease verbal) ! Revenez découvrir la vidéo dans quelques temps!

Marina – celle-ci …..
… ou celle-là?
Suivez-moi!
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